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Du lait ou des plumes

Du lait et des plumes

 

Fiction :

Pour mesurer à quel point l’éducation a façonné ce que nous sommes, petite histoire vous mettant vous-même en scène. Imaginez :

« Vous êtes invité quelques jours à la campagne chez une personne. Vous mangez chez elle. À la fin du repas, elle vous fait goûter un très bon fromage. Le soir, avant d’aller vous coucher, elle vous propose un grand verre de lait frais ; comme vous aimez ça, vous acceptez volontiers. Le lendemain matin, pour le déjeuner, vous buvez un excellent chocolat au lait, ou café au lait, avec des tartines de beurre.

Vous vous étonnez que ce dernier soit en motte, mais comme vous êtes à la campagne, vous imaginez que votre hôte se fournit au détail chez un paysan du coin et vous trouvez ça plutôt sympa, nature.

— Tu achètes ton beurre au détail ? lui demandez-vous.

— Oui. Tous mes produits laitiers, d’ailleurs. Fromage, lait, beurre. J’achète chez la voisine.

— Ah bon ! vous enthousiasmez-vous. Elle a des vaches ?

— Non. Elle n’en a pas que je sache.

— Mais… d’où vient le lait ? vous étonnez-vous.

— C’est le sien.

— … ?¿

— Oui, le sien. C’est elle qui le produit. C’est le lait qui sort de ses propres seins. C’est du lait de femme, quoi ! Tu en fais une tête ! »

 

Voilà donc l’histoire en question. Comment réagirions-nous (« nous » car je me situe dans le lot) ? Combien vomiraient ? Combien piqueraient une crise ? Combien insulteraient l’hôte ?… Combien trouveraient ça sympa et en redemanderaient ?

Nul besoin de former de grands « spécialistes des réactions de ceux qui apprennent qu’ils ont consommé du lait de femme à leur insu » pour augurer que nous serions presque tous choqués.

Il apparaît donc que, nous humains adultes, nous trouvons tous qu’il est plus sensé de consommer du lait de vache ou de chèvre que celui de notre propre espèce.

Celui d’une vache inconnue : « Oui, avec plaisir ! »

Celui d’une femme : « Non ! Mais quelle horreur ! C’est dégoûtant ! Vous êtes fou ! Allez vous faire soigner, grand malade ! »

À propos de malade, il n’y a pas quelque chose qui s’est cassé dans notre bocal, là, à un moment donné ? Nous sommes la seule espèce sur toute la Terre à consommer du lait à l’âge adulte parce que ce serait indispensable à notre santé. Aucune autre espèce sur Terre n’a besoin de ça pour vivre. Ces vaches épuisées que nous conduisons à l’abattoir pour les manger sont un peu nos mères forcées, si on y pense.

En tout cas, faire partie de l’espèce supérieure pour, au final, être dépendant d’une vache, c’est ballot, moi, je pense. C’est ballot ! Oh, que c’est ballot !

Uchronie :

Je me suis surpris à m’interroger (oui, il m’arrive de me surprendre en train de me poser des questions). Que se serait-il passé si on exploitait des autruches au lieu de vaches ? Nous baladerions-nous tous dans les rues avec des plumes d’autruche dans le cul en pensant que c’est indispensable pour notre santé ? Entendrions-nous à la téloche une publicité : « Les produits plumiers sont nos amis pour la vie ! tralala… » ? Est-ce qu’on demanderait, sur un ton « soit raisonnable un peu, insensé que tu es ! », à ceux qui refuseraient de porter des plumes dans l’anus : « Tu ne portes aucune plume ! Ne penses-tu pas que c’est un peu extrême comme position ? »

Je n’ai pas su répondre à ces questions uchroniques. Mais, bon… tout de même, hein ! N’en demeure pas moins vrai que faire partie de l’espèce supérieure pour être dépendant des vaches… même pour nourrir nos propres enfants ! c’est plutôt ballot ! Non ? Si, c’est ballot !

 
 

VÉGANE POUR LAIT NUL
VÉGANE POUR LAIT NUL


 

Foie gras. Laissons la parole à la réalité…

Foie gras

Laissons la parole à la réalité.

 

Chères et chers,
Lectrices et lecteurs,

Laissant la parole à la réalité, car, c’est bien connu, elle dépasse la fiction, ce n’est pas du tout de science-fiction que je veux vous parler aujourd’hui, mais de quelque chose de bien réel, qui se passe actuellement sur votre planète, la Terre.

Il s’y trouve une créature suffisamment fière et certaine de la bienveillance dont elle fait preuve pour avoir donné son propre nom au concept moral de « Bonté ». Elle a inventé le mot « Humanité » qui la désigne elle-même, mais qui veut aussi dire, selon elle : « Être bon. Avoir bon cœur. ». Pour les humains, « être humain », veut dire : « être quelqu’un de bien, tout simplement (et sans fausse modestie, on l’aura remarqué) ». Exemple : « Faire le bien avec une touchante humanité ».
Cette même créature a également inventé le terme « Bestialité » qui veut dire : « se comporter comme une bête ». C’est-à-dire avec beaucoup de cruauté. Exemple : « Un meurtre commis avec bestialité ».
En personnifiant l’humanité, elle pourrait dire : « Faire le bien avec une touchante moi-tité » ou : « Un meurtre commis avec les-autres-tité ».

Pour la clarté de ce qui va suivre, je vais donc appeler les humains qui sont si humains : « Les gentils ». Les êtres qui ne sont pas humains, donc inhumains et bestiaux, je les appellerai : « Les méchants ».

Heureusement, comme dans toutes les belles histoires ce sont les gentils qui gagnent. Je vous invite à regarder une vidéo de ce que les gentils sont capables de faire aux méchants, sans aucun doute pour les punir de leur bestialité. C’est à partir de la 5eme minute précisément que ça devient particulièrement… euh… Comment dire ? À vous de trouver, tiens !

 

Voyez vous même en cliquant là !

 
 

VÉGANE POUR LAIT NUL
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